Le secteur des semi-conducteurs et des paiements électroniques

21 Nov

Le secteur des semi-conducteurs et des paiements électroniques

Les fabricants de puces et les spécialistes des transactions électroniques brillent en Bourse depuis le début de l’année grâce à des résultats solides.

II est un secteur qui pourrait ravir aux sociétés du luxe et de l’aéronautique les premières places du palmarès des hausses cette année : celui des équipementiers électroniques. Plus exactement, le secteur des semi-conducteurs et du paiement.

Les fabricants de galettes de silicium et de puces, Soitec et STMicroelectronics, gagnent 104 % et 67 % depuis le 1 janvier, accrochant les première et quatrième marches du SRD. Ce n’est toutefois que la prolongation d’une trajectoire entamée il y a 3 ans. En difficulté, les deux groupes avaient dû se restructurer et se réinventer. STMicroelectronics s’est repositionné avec succès sur l’internet des objets, l’automobile électrique ou la réalité augmentée, au point de séduire Apple. Quant à Soitec, son silicium sur isolant répond au besoin de faible consommation des nouveaux objets mobiles. Conséquence, ses usines tournent à plein, ses résultats s’envolent. Et les investisseurs aiment, malgré les craintes de retournement du cycle actuel des semi-conducteurs.

Pour le numéro deux du palmarès, Ingenico (+ 96 % depuis décembre), c’est aussi une histoire de renaissance. Adulé par le passé, le numéro un mondial des terminaux de paiement en magasin sort de trois années d’épreuves boursières. Et l’exercice 2018 a été entaché d’avertissements sur résultats ; les investisseurs ont douté de sa capacité à croître dans les transactions sur internet et sur mobile et de la valeur de ses terminaux. Mais la direction, arrivée il y a un an, a remis de l’ordre après de nombreuses acquisitions et relancé la croissance interne. La valorisation du titre reste pourtant faible, ce qui le rend accessible dans un secteur où l’irruption d’ex-start-up, et surtout du private equity, s’est traduite par des PER parfois proches de 100 fois et des acquisitions à coup de dizaines de milliards de dollars. Il faut dire que la dématérialisation des paiements va dans le sens de l’histoire et constitue une industrie d’échelle. Worldline (+ 33 % depuis janvier) associe, lui aussi, croissance interne et externe. L’ex-filiale d’Atos a repris l’an dernier les activités de paiement de l’opérateur de la Bourse suisse Six pour 2,3 Md€. Sans s’enflammer, le numéro un européen joue sur les synergies industrielles face aux fonds et reste prudent. C’est aussi ce qui plaît.

Mots clés : Patrimoine – Le Guide du Chef d’Entreprise

Références :

Source : Les Echos Publishing

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